Fédéralisme suisse : une nouvelle répartition des tâches envisageable ?

Ces dernières années, la mission principale des acteurs politiques était de renouveler le fédéralisme en redéfinissant la collaboration intergouvernementale. Les objectifs principaux étaient de freiner la centralisation croissante des compétences, accroître l’efficacité des prestations et renforcer l’autonomie des cantons. Aujourd’hui, il est question d’une seconde réforme de la péréquation financière et de la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons. Une nouvelle répartition réellement envisageable ou au contraire, utopique?

Réformes du fédéralisme : qui de l’Allemagne ou de la Suisse s’en sort le mieux 

Fin 2016 sonne les dix ans de la réforme du fédéralisme en Allemagne. En Suisse, c’est en janvier 2018 que prendra fin la première décennie de la réforme de la péréquation financière et de la répartition des tâches (RPT). Deux réformes très similaires en termes d’attentes et d’objectifs, mais qui se distinguent radicalement par leurs résultats. Comparaison de deux systèmes fédéraux en mutation.

La répartition des tâches en 2016 : quel bilan au regard du fédéralisme suisse ?

Acceptée en votation populaire le 28 novembre 2004 et mise en œuvre en janvier 2008, la réforme de la péréquation financière et de la répartition des tâches (RPT) devait pallier aux nombreux dysfonctionnements qui s’intensifiaient entre la Confédération et les cantons en termes de décisions, de financement et d’exécution des tâches publiques. Un retour à un fédéralisme plus coopératif devenait vital. Cependant, huit ans après le début de la réforme, le système dévoile encore ses faiblesses.